Jacques Savary

Quand on découvre dans une cave des centaines d’œuvres aussi riches, complexes et diverses, on peine à comprendre le silence qui s’est abattu, malgré la volonté de ses proches, sur les recherches plastiques de Jacques Savary.

Bien sûr il y a eu cet accident d’avion en août 1987, sa mort à 35 ans à l’aube d’une reconnaissance parisienne de l’importance capitale de son œuvre. Et depuis le silence ou presque sur un artiste dont les œuvres enfin reconnues auraient fait de lui un des pionniers de la Figuration libre, à l’égal des Di Rosa, Combas ou Keith Haring.

Et depuis, sommeille au fond d’une cave ou dans quelques collections privées, une œuvre complexe, totale, exigeante, éblouissante.
Recherche de la pureté géométrique, inlassable expéri- mentation de l’art gestuel et informel, transfiguration de serpillères ou de vêtements comme un hommage à Gaston Chaissac et débordement de couleur, d’ironie, de provocation salvatrice de ses derniers grands formats : le parcours de l’artiste est impressionnant.

Gageons que cet hommage qu’Echanges de Regards consacre à Jacques Savary soit la première étape de la reconnaissance d’une œuvre essentielle pour l’art contemporain.

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