Martine Adema

La diffusion de la photographie au XIXème bouleverse la peinture : plus besoin de subir de longues heures de pose pénible pour obtenir une image fidèle de soi, Félix Nadar et ses compères fixent pour

la postérité, en un clic, les instants de votre célébrité.

Plus besoin de peindre Vrai ! Adieu van Eyck, adieu Raphaël, adieu les pauvres peintres illusionnistes ; le tableau n’est plus qu’un espace plat où lignes et couleurs s’entrechoquent en de nouvelles harmonies.

Alors que recherche Martine Adéma dans la reproduction méticuleuse de ces portraits photographiques ? Capter le réel ? Non. On sait que la photo ne donne pas une image réelle de son sujet mais seulement vraisemblable, réaliste. Donner une image picturale vraisemblable de cette première image photographique et nous voilà dans l’hyperréalisme. Martine Adéma dénonce ainsi le mentir-vrai de ces images qui trompent l’œil.

Ce que Martine Adéma affirme par sa quête méticuleuse, c’est que la beauté est la pure création de l’Artiste, que c’est lui qui invente l’harmonie des visages et sublime l’expression des sentiments.

A travers ces portraits, Martine Adéma vous invite à partager sa longue quête sensible, esthétique et morale de l’humanité multiple.

Ne regardez donc pas ces œuvres comme des images, mais, par un effort de tension de tout votre être, essayez de partager cette formidable et patiente alchimie qui donne naissance à leur lumineuse beauté.

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