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Comme d’habitude, la présentation à la presse de la nouvelle édition d’ « Échanges de Regards» fait toujours figure de mise en bouche pour les personnes présentes à cet exercice.

Conférence de presse et présentation de l’exposition 2018

Conférence de presse – samedi 3 Mars

Comme d’habitude, la présentation à la presse de la nouvelle édition d’ « Échanges de Regards» fait toujours figure de mise en bouche pour les personnes présentes à cet exercice. Samedi matin 3 mars, à la Maison des associations, les commissaires de l’exposition, les bénévoles du Comité d’animation aubinois et de la commission culture, quelques élus municipaux et la presse étaient présents autour de la seule artiste de l’édition 2018 qui avait pu se libérer. Il est vrai que, de plus en plus, nos artistes invités viennent du Grand Ouest de la Bretagne à l’Aquitaine.

Après avoir excusé le maire Jany Guéret, l’adjointe à la culture a situé la place primordiale de l’exposition comme manifestation culturelle phare de la grande commune d’Aubigny-Les Clouzeaux. Elle a remercié les commissaires d’exposition et les bénévoles qui vont assurer l’accueil du public, les scolaires en particulier qui, cette année seront au nombre de 1850, soit 73 classes et 19 établissements scolaires.

Elle a ensuite évoqué l’impact de cette exposition dans la vie culturelle de la commune avec la création de l’école d’art, du groupe Histoire de l’art et par ricochet de la création des futurs pôles culturels qui sortiront de terre en 2018. Sur chaque territoire à Aubigny et aux Clouzeaux, ils accueilleront, à côté des médiathèques, une école de musique et un espace adapté réservé aux ateliers d’arts plastiques. Enfin, pour marquer, durablement la dimension culturelle d’Aubigny, dans le cadre du réaménagement du centre-bourg, un square sera créé en contrebas de l’église, il sera dédié aux arts plastiques. Reste à imaginer sous quelle forme.

Guy Mallard, commissaire de cette exposition a ensuite présenté l’édition 2018 :

L’éveil à la création artistique dans les écoles a pris, cette année, une nouvelle ampleur avec l’extension aux 2 écoles des Clouzeaux. Animés par Christine et Lydie Poupeau, des enfants de CP et CE1 à Aubigny ont travaillé sur des mises en scène en boîte en référence avec l’artiste Daniel Le Saux. Aux Clouzeaux des enfants de CE1 et CE2 ont travaillé sur la mémoire au travers de collage sur tissu en référence à l’artiste Nicole Morin.

Il a ensuite évoqué l’organisation de l’exposition avec les temps forts que seront le vernissage le samedi 17 mars à 18:30 et la visite guidée de l’exposition le samedi 24 mars à 16:30.

Il a également présenté les artistes locaux qui exposeront cette année en OFF à l’EHPAD.

 

 

Les artistes de cette édition 2018

Jean-Claude Pellerin, second commissaire de l’exposition, a ensuite présenté les artistes: leur parcours, leur mode d’expression et l’univers dans lequel ils évoluent.

Michel Bona

D’origine italienne, Michel Bona emprunte aux artistes du quattrocento la maitrise du dessin, l’importance de la ligne et la sujétion harmonieuse des élans colorés.. Mais qu’il en fasse des démons ou des anges, c’est avec ses femmes que Michel Bona atteint l’excellence, leur beauté est envoûtante comme le désir à assouvir ou la prière à psalmodier.

Jean-Charles Ferrand

La visite de l’atelier de Jean-Charles Ferrand à Beaussais a laissé des souvenirs émerveillés chez nos deux commissaires d’exposition. Formes abstraites utérines ou phalliques, corps d’homme suggérant la puissance, corps du désir, femmes resplendissantes, sous la main de Jean-Charles, la transmutation s’opère et le bois sculpté devient vie.

Martine Le Bidan

Si de nombreux prix sont venus récompenser les œuvres abstraites de Martine Le Bidan, elle n’en cultive pas moins le jardin secret de ses Têtes à Toto déjantées. Expressives, tour à tour douces ou inquiétantes, ces figures, toutes nées de son regard d’enfant, nous entraînent dans un monde peuplé des formes énigmatiques de Miro, des tags de Basquiat et des savantes déstructurations de Picasso.

Daniel Le Saux

Une boite. Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une boite quand elle est scellée par Daniel Le Saux ? On y voit le théâtre de la mer ou des poissons-oiseaux font la nique à des matelots éberlués. On y voit tout un univers poétique sublimé par les écailles colorées détachées des coques des bateaux au mouillage.

Nicole Morin

Avec ses Métissages d’ici ou d’aiIIeurs, Nicole Morin poursuit cette quête essentielle de ce qui unit les civilisations dans leur conception de l’utile et du beau. L’art textile qu’elle sublime dans ses œuvres est un chant du monde, un chant d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui.

Stéphane Neuville (Mme)

Pourquoi Stéphane Neuville dessine-t-elle uniquement les animaux parce qu’ils la déçoivent moins que les hommes ? Elle ne s’en cache pas. Dans l’ensemble retenu, le pastel brut donne une touche quasi expressionniste et nouvelle à ces images familières.

Bernard Nicolas

Les œuvres de Bernard sont complexes dans l’association des matières, métal écrasé, reformé et peint, terre cuite et raku, association de toile encadrée, effet de bric à brac porteur de sens souligné par des références explicites aux grandes œuvres qui balisent l’histoire de l’art telle celles du Caravage.

Corinne Pleindoux

Corinne Pleindoux cultive le bonheur. Peindre pour elle, c’est transmettre de l’amour à ceux qui sont aptes à le recevoir. Ses femmes fines et légères aux couleurs douces, aux tons pastel, dans des postures et cadres familiers nous offrent une vision apaisée des rapports humains. Ses terres cuites renforcent le message de façon humoristique.

Roman Proniaev

Roman Pronaiev a reçu les enseignements académiques des écoles d’art de sa Russie natale. Ce long, complexe et complet apprentissage lui confère une technique picturale exceptionnelle. Nulle référence immédiate au réel dans sa peinture mais des formes harmonieuses admirablement exécutées.

Amélie Vogel

Les œuvres d’Am&lie Vogel s’inscrivent dans les difficultés que les hommes entretiennent avec leur environnement. Sa série Míxities dénonce l’urbanisation anarchique du territoire où l’on entasse en masse les nouveaux parias. Cependant couleurs riches et lignes harmonieuses sont comme un contrepoint heureux et salutaire à ce constat désespéré. L’art est réponse salvatrice.

Les rendez-vous à ne pas manquer de cette édition 2018 sont donc :

  • Le vernissage de l’exposition le samedi 17 mars à 18h30 à la maison des associations
  • « Regards d’artistes », la visite guidée de l’exposition le samedi 25 mars à 16h 30